Articles de presse

 

article du Progrès dimanche 17 décembre 2006

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Article LE PROGRES / Christel RAYNAUD / 20 Février 20006


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Article LE PROGRES / Bernard GOUTTENOIRE / 9 Novembre 2003


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La liquidation des magasins conceptuels ayant été prononcés, les denrées terrestres (fruits) et marines (mollusques) reviennent en force dans la « salle à boire et à manger » de l’art de cette fin de siècle.

Retour au magistère scolastique des choses concrètes, et à la vertu de la « grande illusion ».

Comme on peut le voir à lO. Avec le peintre Gérard Dubois, grand « oeuvrier » à l’huile de natures mortes, élève de Pierre-Jean Chaffrey.

Patience. Un temps mis à mal, la représentation plastique respire à pleins poumons et a repris ses hochets du bon vieux temps : le métier, sa patience…

Jeu d’opposition de matières : verre/étain, bois/nappe, peau ou coquille/et chair, papier/cuir.

Jeu d’opposition de caractères : lisse et rugueux, froid, chaud, liquide, solide… Trompe l’œil et hyperréalisme réactivés et sanctifiés. Et voici : natures mortes, compositions, tous produits naturels et culturels sauvés des Arman et autre César, en pensant sans doute à Chardin, ou Poirier.

La maîtrise du dessin et de la technique de l’huile au service du « tel quel » ou du » plus vrai que nature », lequel ne retrouve qu’un état que le contemporain nomme virtuel.

Magritte nous avait pourtant prévenus, le virtuel ne se fume pas, ne se croque pas, ne se boit pas.

Dans la posture esthétique de Dubois (révélé comme portraitiste d’Aznavour et de Jean Marais), il y a « quelque chose d’héroïque et d’avant-gardiste ».

Disons que la même gourmandise avant-gardiste qu’il y eut à « balancer le tableau par la fenêtre » est, ici, au service du « retour en scène de la pomme, de la grenade, de la figue, du pichet et du livre.

Idéal. La jouissance du peintre est manifeste et réside dans la restauration d’un idéal réaliste pictural pré-photographique, avec ce petit triomphe assassin : votre rendu photographique couleur demeure pauvre et plat comparé au rendu pictural.

La restauration se décline aussi par la réoxygénisation de l’observation naturaliste et le «  tout dénotation sensuelle à fond la caisse ».

Jusqu’à la palpitation, à l’ombre, au reflet, la goutte d’eau, jusqu’à «  l’impression de saveur et de parfum ».

Le « plein droit » des morphologies, des textures, des atmosphères, des scénographies fait florès dans cette charmante et virtuose théâtralisation de « pièces de bouche » et « conversations silencieuses », de tant de petits plaisirs domestiques.

 

Jacques Queralt.                                                                                                             L’Indépendant Décembre 1998



Exposition Galerie de l'Olympe (Perpignan) 1998
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Le perfectionnisme d’un enchanteur

 

Cet artiste a repris le flambeau des anciens maîtres hollandais du XVIIème siècle qui ont fait des natures mortes un art autonome grâce à une technique prodigieuse et une incroyable patience.

Ses toiles, aux coloris vigoureux, rappellent étonnamment la photographie. Mais, il va plus loin que cet art figuratif en insufflant, dans la représentation, un » je ne sais quoi «  d’indéfinissable qui lui confère une dimension spirituelle et évocatrice.

Dans ses peintures, Gérard Dubois attache une extrême importance à la composition toujours rigoureusement structurée.

Grand amateur de théâtre, il a été impressionné par le rôle que jouent les projecteurs pour donner du relief aux acteurs. Aussi met-il en scène, de la même façon, les éléments de ses tableaux comme autant de personnages qui communiquent entre eux dans un dialogue dont la particularité est d’être silencieux.

Tout est orchestré pour augmenter l’effet théâtral et aller au delà des apparences. Pour traverser le miroir, en quelque sorte, et rattacher l’objet au reste du monde en lui donnant une dimension universelle.

C’est au travers de ses « still lives », de ces correspondances inaudibles entre les objets que Gérard Dubois atteint le summum de l’art. Ses œuvres réalistes, d’un classicisme rigoureux, révèlent un remarquable don de coloriste et une extraordinaire virtuosité technique.

 

Paul Hallenaut.  La Croix du Midi Janvier 1999




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Exposition Galerie Cérès (Mougins) 1990



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Exposition Galerie Espace Auguste Comte (Lyon) 1997


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Echiquier (huile sur toile 6F)

 


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Exposition St Tropez 1989

 


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Exposition Hotel Mt Blanc (Mégève) 1991

 

 

 

Bernard Gouttenoire

 

 

Gérard Dubois, un travail de titan pour la mise en scène de l’œuf

 

 

Gérard Dubois est devenu maître d’un art dont les tenants et les aboutissants oscillent entre la perfection picturale et l’application de méthodes qui ont fait leurs preuves chez d’autres, comme Chardin jadis et Poirier aujourd’hui.

On ne peut pas, sous prétexte que cette forme de peinture alimentée par une technique prodigieuse et une patience exemplaire, nier son existence.

Et tant pis si l’histoire ne retient pas cette famille qui jette le trouble sur  l’époque et la façon dont est amené le tableau.

Un œuf peint par Dubois ( ou par les peintres de la réalité ou par ceux du trompe-l’œil ) est quasiment le même que celui peint au fil des siècles, sauf que le peintre aujourd’hui a revu la mise en scène du tableau, il a bousculé l’œuf, le rend objet sur l’échiquier, lui donne la parole, lui offre un rôle de plus.

L’œuf autoportrait mis en échec par ses semblables.

 

 

 

Le Progrès Novembre 1997

 

 

 

 

On reste abasourdi par la prouesse technique, qui permet à l'objet peint sur la toile, d'être quasiment «  pris en mains !»

C'est de l'ordre de la virtuosité et Gérard Dubois ne se prive pas d'inventer des mondes au lyrisme éblouissant.

Comment peut-on peindre ainsi aujourd'hui? Est-il nécessaire de vouloir se battre contre la photographie? Il fut un temps où les peintres se devaient de montrer le modèle dans sa vérité flagrante, mais de nos jours ce combat semble perdu d'avance tant les images virtuelles et autres procédés supplantent tout geste «  fait mains » Pourtant Gérard Dubois comme nombre de ses pairs, résiste, insiste, persiste et signe ses " trompe l’œil " (expression pratique, pour faire court), avec une aisance absolue, convaincu de la modernité du genre. Voyez les sujets :

les fleurs aussi vraies qu'un Berjon pouvait l'espérer, les fruits aussi charnus qu'un Chardin pouvait les imaginer...

Plus loin ce sont des verres d'une transparence lumineuse, des poteries qui tournent, des broderies au pinceau, des détails sur telle ou telle chose qui passe d'habitude, inaperçue... Parfois Dubois s'intéresse à la représentation humaine, voyez ce « portrait de famille» qui immortalise grandement Chantal, Charlotte et Patrick Pons. Il y a un velouté des rapports de couleur, une maîtrise « à l'ancienne » pour un message d'aujourd'hui. C'est une peinture que l'on dit naturellement « classique», face aux excès qui -depuis Duchamp -ont perturbé l'histoire. Ici, pas de laisser-aller à la facilité, Gérard Dubois est un peintre, simplement, il rejoint ceux qui ont poussé à l'extrême les techniques émotionnelles, sans doute l'égal des contemporains Cadiou, Poirier, Hubert Gaillard, Chancrin... Il n'a rien à leur envier, le sujet sur la toile parle de lui-même, on est seulement époustouflé !

 

 

Le Progrès dimanche 9 novembre 2003

 

 



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