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FACEBOOK de l’académie de peinture:
COURS DE PEINTURE A L’ HUILE
LYON 2°
( Quartier Auguste Comte )
« Vous êtes un peintre autodidacte et
vous désirez perfectionner votre technique, vous peignez depuis des années mais
vous avez l’impression de stagner, vous faites partie d’un groupe de peintres
amateurs et vous souhaitez enfin progresser, vous vous rendez compte que la
peinture est une langue dont vous ne maîtrisez ni la grammaire ni la syntaxe ni
le vocabulaire, je peux répondre à toutes ces attentes et vous accueillir au
sein de mon académie de peinture.
Je vous enseignerai toutes les règles de
conjugaison, la grammaire, le vocabulaire de ce véritable langage qu’est la
peinture à l’huile.
Je vous aiderai à trouver votre propre partition,
car on ne peint pas « comme on veut » mais « comme on peut », chaque peintre
possède sa propre sensibilité ( que je vous aiderai à développer), sa propre
écriture ( que je vous aiderai à trouver), et peu importe que vous soyez attiré
par le figuratif ou l’abstrait la langue est la même, les moyens plastiques mis
en œuvre pour peindre « votre toile » sont identiques.
Deux cours peuvent vous accueillir :
Le mardi matin, le mercredi soir.
Les inscriptions peuvent se faire à tout moment dans
l’année ( de date à date )
Venez assister en invité
à un cours…

Pendant un cours...
Voilà une bonne décennie que je navigue sur le web, et, au hasard de mes
pérégrinations, mon attention est souvent attirée par des reproductions de
tableaux d’artistes contemporains.
Si la plupart du temps
les œuvres exposées sont de bonne facture, ce qui peut paraître normal, pour un
peintre, même amateur, de n’exposer que le meilleur de sa production. ( pour
moi nous sommes tous des peintres amateurs, chacune de nos toiles en cours
étant une étude pour celles à venir ) ,
je dois reconnaître qu’il est malheureusement très souvent évident pour
moi d’avoir affaire à la production de
peintres autodidactes.
Ce terme qui par
le passé n’avait rien de péjoratif pour moi, est depuis quelques années
tellement galvaudé et brandi comme une sorte d’affirmation d’indépendance créative
par beaucoup de peintres, que je bondis dès qu’un peintre se vante d’être
« autodidacte », « et je dis bien : se vante », car la
plupart heureusement n’en font pas vantardise, et après tout cela n’est pas
pour moi déshonorant d’être autodidacte.
En musique, peu
de musiciens, peu de compositeurs, ayant réussi, ont négligé de passer par des écoles, des conservatoires,
afin d’apprendre le solfège et recevoir l’enseignement requis pour produire une
musique agréable pour les oreilles. Les « autodidactes » sont très
rares, et même certains mélodistes, qui ne pratiquent pas le solfège, passent
par des professionnels qui mettent leur musique en portées lisibles et
jouables.
Je connais peu
d’écrivains qui ne sont pas passés par l’école afin d’apprendre à écrire et à
lire.
Il n’y a que dans
les arts plastiques où les candides pensent pouvoir faire illusion en peignant,
sculptant, sans recevoir le moindre enseignement.
Cela ne me
dérange pas plus que cela, chacun peut s’exprimer librement, si ce n’est qu’au
final on n’aura toujours que les spectateurs qu’on mérite. Et si ces
« spectateurs » avaient la moindre culture du beau, s’ils avaient un
« œil pictural » comme nous avons tous (plus ou moins) une oreille
musicale, beaucoup de ces œuvres affichées au regard de tous seraient maculés
de tomates !
Quand j’ai voulu
dernièrement ouvrir un cours de peinture, que j’ai par mégarde intitulé «
de débutants », avec une reprise totale des bases, quelle n’a été ma
surprise, lorsque j’expliquai le déroulement de ceux-ci, m’entendre
répondre : « mais vous n’y pensez pas, reprendre tout à zéro, je
peins depuis déjà deux ans et j’ai même participé à des
expositions ! »
Pour terminer,
peignez, faites-vous plaisir, exposez si vous le souhaitez, même si cela n’est
pas parfait, mais de grâce, ne vous vantez pas d’être « autodidacte »
comme si cela était une qualité et un argument (faux) d’indépendance créative.
Petit retour sur mon enseignement de la peinture.
( Ce n’est pas que je radote, quoique… en
cours, je passe mon temps à revenir inlassablement sur l’ouvrage, à formuler de
dix façons différentes la même règle, car ayant dix interlocuteurs
dissemblables, dix compréhensions différentes. )
J’ai déjà souvent eu l’occasion de vous expliquer que cet enseignement reposait
sur l’exemple.
En effet, comment démontrer au mieux une règle de
peinture, de cette langue si complexe, comment mieux l’expliquer qu’en
l’exécutant moi-même devant mes élèves.
Ainsi, les membres de mon académie ne peignent pas
à l’atelier, pas de
« halte - garderie » comme je qualifie ces cours où l’enseignant ne fait
que passer derrière ses élèves, ne leur prodiguant que quelques indications
succinctes, sans jamais prendre lui-même les pinceaux.
Imaginez, comment pourriez-vous apprendre à jouer
du piano sans jamais avoir entendu ni vu jouer votre professeur !
Pendant les cours, je suis le seul à peindre, mes
élèves peignent chez eux.
Pendant la première heure, les toiles que ceux-ci
ont travaillées chez eux, sont commentées, analysées, j’écoute la description
de leurs symptômes pour établir au mieux un diagnostic.
Puis durant la deuxième heure, je peins, soit sur
mes propres toiles, soit en rectifiant (moi-même) les erreurs qu’ont pu faire
mes élèves sur leurs toiles, erreurs que j’ai estimées ne pouvoir être
rectifiées par eux-mêmes. Si je pense qu’ils peuvent le faire eux-mêmes, je
n’interviens surtout pas sur leurs toiles.
Si je me qualifie moi-même de « passeur de gué »
c’est que j’accompagne l’élaboration des toiles de mes élèves, pas-à-pas,
depuis l’idée d’un tableau, en les aidant à choisir « le » bon sujet,
leur sujet, celui qui correspond au mieux à leur écriture, je pense en effet
qu’une toile réussie dépend initialement d’un bon sujet, comme un bon film
dépend avant tout d’une bonne histoire.
Ainsi, du dessin sur la toile, jusqu’à la signature
j’aide à la bonne progression de « leur » toile.
Si je souhaite procéder ainsi, c’est que je veux
partir du même point de départ que l’élève sur sa toile, connaître exactement
ce qu’il veux dire afin d’être sûr de
ne pas dériver insidieusement vers « ma toile », celle que je serai tenté de
faire moi-même. Seule la toile de l’élève compte, je ne dois pas faire des «
clones » de Dubois.
C’est ainsi que j’ai pu avoir dans le passé des
élèves faisant une peinture abstraite, bien loin de la peinture de la réalité
qui est la mienne.
La peinture est une langue, avec ses règles de
conjugaison, sa grammaire, son vocabulaire, voilà ce que j’enseigne, après,
c’est à l’élève de trouver sa partition. Avec mon aide bien entendu.
Ce principe personnalisé d’enseignement, me
permet d’accueillir au sein d’un même cours des personnes de niveau très
différent, les moins avancés bénéficiant de l’expérience des plus anciens, les
anciens « bénéficiant » des re-dites sur lesquelles l’inexpérience
des nouveaux m’oblige à revenir.
J’ai souhaité revenir sur ma façon d’enseigner la
peinture, car j’entends encore trop des commentaires de ce style sur mon
académie :
« si tu suis les cours de Dubois il
va te faire peindre la même peinture que lui »
ou
« vos élèves sont trop avancés pour moi, je ne vais pas arriver à
suivre »
~
Vous faites partie
d’un groupe de peintres amateurs,
vous suivez des cours
de peinture,
voici un petit
questionnaire auquel vous devriez pouvoir répondre :
·
Quelle est la signification d’une verticale dans une toile ?
·
Le nombre d’or est-il vraiment indispensable en peinture ?
·
Pourquoi toute peinture même la plus figurative est avant tout
abstraite ?
·
Doit-on peindre ce que l’on sait ou ce que l’on voit ?
·
Peint-on avec son cerveau gauche ou son cerveau droit ?
·
A quoi doit répondre un contraste de valeur ?
·
Une ombre propre est-elle plus claire ou plus sombre qu’une ombre
portée ?
·
Comment le sujet d’un tableau est-il lisible ? par les valeurs
foncées, ou les valeurs claires ?
·
Commencez-vous votre tableau sur une toile blanche ?
·
La règle des couleurs complémentaires est-elle bien indispensable
en peinture ?
·
Qu’appelle-t-on un accord dissonant ?
·
Comment rééquilibrer des dissonances dans un tableau ?
·
Qu’appelle-t-on unité de lumière ?
·
Quelle est la différence entre sonorité et harmonie ?
·
Peut-on mettre une lumière aussi forte dans un lointain qu’au
premier plan ?
·
Qu’appelle-t-on harmonie maximum ?
·
Quelle est la définition de la composition en peinture ?
·
La peinture est-elle une interprétation ou une représentation ?
·
Doit-on savoir dessiner pour bien peindre ?
Comment faire pour nettoyer une toile
dont la peinture est bien sèche et la remettre pratiquement « à
neuf » ?
Si vous ne pouvez
répondre à ces questions, vous devriez vite vous inscrire à mes cours.
(Voilà une petite
partie des thèmes que j’aborde pendant ceux-ci.)
~
Article LE PROGRES / Christel RAYNAUD / 20 février 2006

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