GERARD DUBOIS
ARTISTE PEINTRE
ACADEMIE DE PEINTURE

Voici en quelques pages mon
parcours d'artiste peintre, depuis ma rencontre avec mon Maître Pierre Jean
Chaffrey, il y a trente quatre ans, à mes dernières toiles. Trente
quatre ans d'apprentissage d'un métier dont le moteur est une passion dévorante
pour la création en peinture. Création de peintures de portraits tout d'abord,
puis de nus, de paysages, de marines, pour arriver enfin aux natures mortes.
Créations que l'on considère au début comme des études, dans l'attente de
"la toile", chef d'oeuvre espéré, mais qui reste désespérément hors
de portée, l'insatisfaction étant le carburant qui alimente constamment cette
passion. Aujourd'hui encore je considère chacune de mes toiles comme étant une
étude. Chaque jour, au sein de mon académie de peinture, je m'efforce de
transmettre cette passion, ce métier, ce langage qu'est la peinture à l'huile .
Citations
"
Gérard Dubois est aujourd'hui un des chefs de file de cette nouvelle génération
de peintres oeuvrant pour une renaissance de la peinture française. Renouant
avec la tradition des anciens maîtres, après de longues années d'apprentissage,
Gérard Dubois s'est d'abord taillé une solide réputation dans l'art du
portrait. De lui on cite entre autres les portraits de Jean Marais, de Madame
Aznavour, de Jacques Higelin, du peintre Paul Surtel, etc...
Chantre
de la femme, il fut trés vite attiré par le corps féminin dont il rend la
douceur et la sensualité en une matière fluide, délicate, soutenue par un
dessin que l'on dirait ingrèsque.
Puis
vint l'heure de la maturité, et c'est au travers de ses natures mortes, de ses
"vies silencieuses"(still life) qu'il atteint le grand art. En effet,
Gérard Dubois réussit ce paradoxe de maîtriser une technique aussi précise,
aussi fouillée que celle des meilleurs peintres hollandais tout en donnant à
ses tableaux une dimension universelle. Il nous livre un monde où, comme le
disait Bazaine, chacun de ses détails, chacun de ses signes se souvient du
monde tout entier.
C'est
là le secret du pouvoir de communication de ses oeuvres, le secret de son
étonnante réussite".
"Pierre Jean
Chaffrey"

P.J.Chaffrey par G.D. 1991
"Gérard Dubois est
précoce, trés précoce, ses premiers modèles vers l'âge de onze ans ne sont-ils
pas de beaux visages découpés dans les magazines de sa mère? Un enfant de cet
âge n'aurait-il pas eu d'autre sujet de crayonnage que le portrait?
Plus tard, vers
l'adolescence, le corps féminin se découvre tout naturellement pour lui sous
des traits de fusain, puis de pastel, technique qu'il va pratiquer jusqu'à
satieté.
La beauté féminine et ses
formes accortes l'attire toujours lorsque grâce à son mentor, son guide
plasticien, il s'essaie à l'huile sur toile.Commence alors une longue période
de nus, au modelé toujours plus fouillé de toile en toile, entrecoupée de
commandes de portraits glanées auour de lui grâce à une notoriété naissante.
Le peintre de la réalité
que Dubois est aujourd'hui, nait de ces volumes, mis en valeur par des jeux
d'ombre et de lumière qu'il se plait, depuis, à créer prés de son chevalet,
dans sa"boite noire" comme il l'appelle, scène de théatre pour les
intervenants muets de ses conversations silencieuses.
Son dessin, précisé par de
longues années d'exercice, facilité par des yeux de myope, (Dali qualifiait
ainsi Meissonier), va lui permettre d'aboutir à une peinture que l'on peut
qualifier d'hyperréaliste dans sa technique, de réaliste dans son approche de
la vérité des objets qu'il personnifie( dans le sens de transformer en
personnage). Ces fameux protagonistes mis en lumière et complotant on ne sait
quel projet.
La Nature Morte n'est plus!
Vive la nouvelle Nature Morte; de Vie Silencieuse,(still life chez nos voisins
anglais), on passe à des Conversations Silencieuses chez Dubois.
Et le paysage dans tout
cela, me direz-vous? Dubois ne l'oublie pas, il n'oublie pas les longs moments
à scruter les mouvements rapides des pinceaux sur la toile, outils souples mais
nerveux, gorgés de peinture et dirigés de main ferme par son Maître, pris sur
le motif en Bretagne ou dans les Baux de Provence. Sa soupape de sécurité comme
il se plait à nommer ses pochades, peintes vivement, en moins d'une heure, bien
loin des journées passées à peaufiner trois pommes et un pichet de grés
vernissé.
Peintre de la réalité ou
Protée de l'huile, Dubois ne peut-être enfermé dans un style".
"G. de
Villedieu"
On reste
abasourdi par la prouesse technique, qui permet à l'objet peint sur la toile,
d'être quasiment « pris en mains !»
C'est de
l'ordre de la virtuosité et Gérard Dubois ne se prive pas d'inventer des mondes
au lyrisme éblouissant.
Comment
peut-on peindre ainsi aujourd'hui? Est-il nécessaire de vouloir se battre
contre la photographie? Il fut un temps où les peintres se devaient de montrer
le modèle dans sa vérité flagrante, mais de nos jours ce combat semble perdu
d'avance tant les images virtuelles et autres procédés supplantent tout geste
« fait mains » Pourtant Gérard Dubois comme nombre de ses pairs,
résiste, insiste, persiste et signe ses " trompe l’œil " (expression
pratique, pour faire court), avec une aisance absolue, convaincu de la
modernité du genre. Voyez les sujets :
les fleurs
aussi vraies qu'un Berjon pouvait l'espérer, les fruits aussi charnus qu'un
Chardin pouvait les imaginer...
Plus loin ce
sont des verres d'une transparence lumineuse, des poteries qui tournent, des
broderies au pinceau, des détails sur telle ou telle chose qui passe
d'habitude, inaperçue... Parfois Dubois s'intéresse à la représentation
humaine, voyez ce « portrait de famille» qui immortalise grandement Chantal,
Charlotte et Patrick Pons. Il y a un velouté des rapports de couleur, une
maîtrise « à l'ancienne » pour un message d'aujourd'hui. C'est une peinture que
l'on dit naturellement « classique», face aux excès qui -depuis Duchamp -ont
perturbé l'histoire. Ici, pas de laisser-aller à la facilité, Gérard Dubois est
un peintre, simplement, il rejoint ceux qui ont poussé à l'extrême les
techniques émotionnelles, sans doute l'égal des contemporains Cadiou, Poirier,
Hubert Gaillard, Chancrin... Il n'a rien à leur envier, le sujet sur la toile
parle de lui-même, on est seulement époustouflé !
Bernard
Gouttenoire.
Le Progrès
dimanche 9
novembre 2003
Vers « Mes reflexions sur le marché de l’art,
les galeries, mon métier d’ »artisan peintre »

L'oeuf coque 4F
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